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C’est peut-être dû au printemps, ce besoin que j’ai de sortir, de vivre pour moi, de sortir de mes rôles de mère, d’aidante. J’ai une soif de bouger, de m’investir à fond dans des projets professionnels et de faire ce qui me tient à cœur.

Je savais que ce ne serait pas facile avec ma fille. Elle n’a plus envie de venir avec moi. Donc non seulement je pars, mais en plus, cela m’affecte.

C’est compliqué de trouver le mode de garde adapté vu son âge, son caractère et son profil.

Il ne s’agit d’ailleurs plus vraiment de la garder mais plutôt d’être là au cas où elle en ait besoin ou se mette en danger, d’offrir une présence qui la contient et lui donne de l’attention afin qu’elle ne se sente pas abandonnée.

Depuis quelques temps, je demande à un.e de mes co-habitant.es d’être référent.e et de faire au mieux.

Ce week-end, je m’absentais pour le travail. Ma fille m’a demandé si elle pouvait inviter sa meilleure amie et des copains. J’ai accepté en lui demandant de prévenir la co-habitante référente.

Celle-ci s’est retrouvée dans une solution compliquée. J’ai ressenti de la culpabilité envers elle , j’ai aussi eu l’impression d’avoir laissé ma fille livrée à elle-même.

Une amie m’a dit que ce n’était pas le cas : « Tu amènes ta fille trois fois par semaine à l’équitation. Tu es là pour elle. C’est normal que tu partes travailler. Et si tu partais pour un week-end entre amies, ce serait aussi normal ».

C’est vraiment compliqué de ne pas bénéficier d’un relais simple et facile. Je ne sais pas si je dois continuer à partir et ce que je peux attendre en mon absence.

Comment demander à quelqu’un.e d’autre d’être responsable d’elle dans cette période très compliquée où même moi, je peux perdre le contrôle ?

Parfois, je rêve que des membres de ma famille prennent le relais dès que j’en ai besoin.